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Si je regarde au loin vers ma prime jeunesse,

Quand les filles d’alors portaient encor des tresses,

C’est toujours Toi, que je revois !

 

Quand je pense aux beaux jours, à la félicité,

Aux rires insouciants faits de complicité,

C’est toujours Toi, que je revois !

 

Quand parfois le chagrin vient épancher ses pleurs

Que deux bras affectueux apaisent sa douleur,

C’est toujours Toi, que je revois !

 

Quand la maladie frappe et détruit le bonheur

Avec sa face hideuse et ses âcres odeurs,

C’est toujours Toi, que je revois !

 

Quand la Faucheuse rôde autour des agonies

Dans la salle sinistre où s’éteignent des vies,

C’est toujours Toi, que je revois !

 

Et puis ce grand trou noir sous la voûte ombragée,

Une jeune existence à jamais saccagée,

C’est toujours Toi, que je revois,

MAMAN !

 

Poisson-chat (13 mai 2012)

 

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