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Il y a bien longtemps … je n’ose plus compter

Tous ces ans écoulés estompant ton visage,

La douceur de tes traits, tes yeux pleins de bonté

Qui savaient d’un regard me redonner courage.

 

Comme on dit couramment, la longue maladie

A été la plus forte et t’a vaincue, Maman,

Et après de longs mois d’une lente agonie,

La mort t’a emportée au pays du néant.

 

Il faisait beau et chaud quand je t’ai dit adieu,

Le curé psalmodiait un discours insipide,

Et depuis ce jour là je ne crois plus en dieu,

Ni au ciel devenu désespérément vide.

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Les amis et voisins un à un s’en allaient

Sous la voûte feuillue des arbres centenaires.

La révolte en mon cœur au chagrin se mêlait

Tandis que je restais prostrée, les yeux à terre.

 

Voici qu’inexorable arrive  la vieillesse

Que tu n’as pas connue, tu es partie trop tôt

Une fin de juillet où le soleil en liesse

A tissé sur ta tombe un lumineux manteau.

 

La vie a continué avec ses joies, ses peines,

Mais ta chère présence a traversé le temps,

Je sens parfois ta main qui vient serrer la mienne

Comme tu le faisais, il y a bien longtemps …

 

Poisson-chat (30 juillet 2011)mère-donnant-la-main-à-un-enfant-822165[1]